
La piétonnisation du centre-ville de Marseille s'appuie sur une gestion des accès pour garantir la sécurité des piétons et la régulation des flux routiers. Cette évolution vers plus de piétonnisation redessine le visage de la cité phocéenne grâce aux solutions techniques apportées par CITINNOV. L'expertise acquise dans la cité phocéenne s'exporte parfaitement aux communes limitrophes, répondant aux mêmes exigences climatiques que l'équipement des voiries de La Ciotat face aux embruns.
La mise en place des bornes fixes et escamotables automatiques dans le centre-ville de Marseille s’inscrit dans une volonté de sécurisation entamée au début des années 2010. Cette évolution a connu une nette accélération à partir de 2019 pour répondre aux défis de la mobilité urbaine d’aujourd’hui.
Le principe d’une ceinture de boulevards permettant de détourner le trafic autour du centre historique se met en place progressivement créant le contexte pour des zones piétonnes contrôlées par des bornes escamotables.

Avant 2013, les premières études ont démontré la nécessité et les options possibles pour limiter le trafic de transit dans l’hypercentre. Le projet de semi‑piétonisation du Vieux‑Port a marqué le véritable point de départ de cette mutation : la circulation sur la Canebière a été réorganisée et certains tronçons des quais sont devenus majoritairement piétons.
La métamorphose de l’hypercentre marseillais repose sur un maillage de près de 1 000 points de contrôle d’accès gérés en temps réel.
Pour créer ce changement d’usage du centre-ville, la mairie a déployé des bornes anti‑intrusion. Ces équipements, comme les bornes SUMO-R et DEFENDOR, ont permis de réserver l’accès aux seuls véhicules autorisés tout en sécurisant les foules contre les risques d’accidents, de véhicules-béliers, mais également de stationnement sauvage. Cette première étape a posé les fondations d’un maillage de sécurité cohérent.
Au fil des années suivantes, le classement de plusieurs rues en « aires piétonnes » a nécessité une gestion plus pointue des accès pour les riverains et les services de livraison. Cela a impliqué l’installation conjointe de bornes fixes pour la délimitation périmétrique et de bornes automatiques aux points d’entrée de ces zones.
Parallèlement à l’installation physique du matériel, la ville a structuré le pilotage à distance. La mise en place d’un Centre de Régulation Urbain (CRU) permet désormais de superviser les bornes automatisées 24h/24. C’est ici que notre suite logicielle VIASOFT entre en jeu en offrant aux opérateurs une interface fluide pour gérer les droits d’accès en temps réel, les historiques et la vérification.
Voici un aperçu synthétique des principales étapes de la transformation des infrastructures d’accès à Marseille.
Depuis 2022, la municipalité et la Métropole ont structuré un vaste périmètre piéton intégrant des quartiers denses comme Noailles. Les travaux débutés en 2024 vont permettre de délimiter près de 4 hectares supplémentaires à l'aide de bornes automatiques.

En novembre 2024, le réseau compte 88 bornes automatiques et près de 1 000 bornes manuelles. Ce dispositif repose sur des solutions certifiées aux normes internationales, capables d'arrêter un poids lourd de 7,5 tonnes lancé à 80 km/h. La sécurité des piétons est une réalité.
Le dispositif global fonctionne automatiquement, depuis les bornes anti‑intrusion escamotables couplées aux totems d’accès jusqu’au CRU, le tout en temps réel comme la vidéoprotection dédiée.
Les grandes lignes directrices qui ont présidé à la mise en place des zones piétonnes à Marseille visent à décongestionner l'hyper centre tout en requalifiant l’espace public. Cette vision s'appuie sur une volonté de transition urbaine durable depuis deux décennies.
Les projets de semi‑piétonnisation du Vieux‑Port et de la Canebière sont explicitement conçus pour reconquérir les bords du port et le cœur historique au profit de la marche.
Dès les années 1970, la saturation automobile du centre-ville est identifiée comme un frein majeur au développement urbain et entache l’image de la ville. Le plan de circulation qui se fait jour alors, consiste à reporter le trafic de transit sur une ceinture de boulevards périphériques pour libérer l'intérieur du périmètre du Vieux‑Port et de la Canebière.
L'objectif est de réduire les nuisances sonores et la pollution. L'installation de totems de contrôle d’accès CITILIUM joue un rôle fondamental dans cette régulation : ils filtrent les entrants, ne laissant passer que les ayants droit (résidents, commerçants, livraisons et services), ce qui apaise mécaniquement la circulation dans les zones protégées.
Les diagnostics urbains pointaient régulièrement des trottoirs trop étroits et des discontinuités dans les parcours marchables. Le réaménagement a permis de créer de grands plateaux piétonniers, favorisant une marche dynamique de déplacement entre Saint‑Victor et la Plaine.
Cette approche favorise l'émergence d'une ville plus verte, où la mobilité urbaine est optimisée pour l'humain plutôt que pour la voiture individuelle.
La piétonnisation est le levier de redynamisation du commerce de proximité, elle donne une image de la ville positive pour ceux qui la visitent. Dans la perspective d'événements majeurs, il était nécessaire de hisser les standards d'accueil au niveau des grandes métropoles européennes.
La volonté politique de reconquérir l’espace public s’appuie sur le mobilier intelligent CITINNOV : bornes, totems, logiciels.

Un centre-ville apaisé incite à la flânerie, favorise l'installation de terrasses et augmente le temps de présence des visiteurs. Les bornes escamotables permettent de moduler cet espace : fermer totalement une zone pour un événement festif ou l'ouvrir partiellement pour les livraisons matinales, etc.
La transformation ne se limite pas à un plan de circulation. Elle s'accompagne d'une rénovation matérielle profonde : sols en granit clair des voies piétonnes, végétalisation et mobilier urbain design. Les équipements CITINNOV, par leur esthétique soignée, s'intègrent parfaitement dans cette exigence de qualité.

Les zones piétonnes du centre-ville de Marseille deviennent des lieux de vie à part entière. L'aspect mobilier intelligent et connecté des bornes et totems participe à cette modernisation, offrant une image technologique et rassurante aux usagers de l'espace public.
Les zones piétonnes ou semi‑piétonnes ne sont donc pas qu’un simple règlement de circulation elles portent une transformation matérielle pour rendre l’espace plus lisible et plus hospitalier
La stratégie menée à Marseille illustre parfaitement comment des bornes escamotables intégrées au contrôle d’accès urbain peuvent contribuer à la diminution de la pollution en centre-ville.
Le calendrier de ces aménagements a souvent été dicté par de grandes échéances, comme l'année Marseille, capitale européenne de la culture en 2013. Cela a conféré une priorité politique forte au projet, permettant de débloquer les financements nécessaires.
Les documents de planification actuels, comme le plan ambition centre-ville, prolongent cette logique. Ils articulent désormais les zones piétonnes avec le développement des transports collectifs, créant un écosystème global de mobilité.

Les retombées de la piétonnisation sont globalement positives en termes de cadre de vie et d'attractivité, bien que la phase de transition ait nécessité des ajustements pour certains usagers. La technologie de supervision joue un rôle fondamental pour fluidifier ces changements.
La piétonnisation est considérée comme un investissement structurant pour rendre le centre plus attractif avec une perspective de développement durable et de baisse de la pollution.
Pour la Métropole Aix-Marseille-Provence et la ville en elle-même, le pari est réussi : le trafic de transit a diminué et l'accessibilité piétonne s'est nettement améliorée. La suite logicielle VIASYST’M permet aux services techniques de gérer de façon souple et non dogmatique les plages horaires d'accès, garantissant que la ville reste fonctionnelle dans tous les recoins de ses quartiers.
La technologie CITINNOV assure une mobilité urbaine optimisée et sécurisée permettant aux résidents de se réapproprier leur rue.

Ce système de pilotage centralisé apporte une réponse concrète aux défis logistiques. Il permet d'adapter les règles en fonction des besoins qui sont à la fois nombreux et de multiples natures : marchés, déménagements, urgences, événements festifs, prouvant que sécurité et flexibilité ne sont pas incompatibles.
Les acteurs économiques jugent la piétonnisation nécessaire et attendue, à condition que les livraisons restent fluides. C'est ici que la fiabilité des équipements est fondamentale : une borne escamotable qui fonctionne parfaitement, assure que les livraisons se font dans les créneaux impartis (souvent 6h-10h) sans friction.
Voici un résumé des perceptions selon les acteurs :
D’un point de vue général, nous avons constaté que l'usage de totems avec interphonie et commande par badge ou lecture de plaque facilite l'appropriation du système par les professionnels, limitant les critiques liées à l'accessibilité.
La réussite de la piétonnisation de Marseille se mesure à la vitalité de zones emblématiques comme la rue Saint-Ferréol. Surnommée « St-Fé » par les locaux, elle s'est imposée comme l'artère commerçante de longue date, mais la piétonnisation l’a fait passer dans l’aire du shopping, prouvant une fois de plus que l'absence de voiture favorise la déambulation des consommateurs.
Les aménagements piétons visent à offrir un centre‑ville où il fait bon flâner avec une continuité de promenade entre Vieux‑Port Canebière quartiers commerçants et pôles culturels.
Ce modèle de centre commercial à ciel ouvert, où se côtoient grandes enseignes, bijouteries et boutiques de mode, démontre que la sécurisation des flux piétons est également un élément de sécurité pour les devantures jadis exposées. La tranquillité offerte par les zones protégées transforme l'acte d'achat en une expérience de loisir globale.
A contrario, l'actualité locale rappelle régulièrement que la régulation ne souffre aucune défaillance technique. Des témoignages récents concernant la rue d'Aubagne ont mis en lumière le chaos immédiat engendré par des bornes restées baissées lors des travaux entrepris suite au dramatique effondrement des immeubles.
En l'absence d'obstacle physique fonctionnel, on assiste rapidement à un stationnement anarchique et à une “foire d'empoigne” comme le dit un des riverains, qui bloquent la circulation des résidents, des commerçants et des services de secours. Ces situations de crise valident par l'absurde la nécessité d'installer des solutions robustes et pérennes, et d'assurer une supervision constante via les outils logiciels aptes à garantir l'ordre public. La configuration de ce type de site intègre des boucles de détection et des télécommandes assurant une entrée prioritaire aux véhicules de secours à tout moment.

Pour les habitants, la baisse du trafic est synonyme de tranquillité. La transformation de l'hypercentre a pour objectif de définir une nouvelle attractivité résidentielle, incitant les familles à rester ou revenir en ville. La sécurisation des écoles, comme aux abords du lycée Thiers, par des bornes de défense est un argument fort de réassurance.
Cependant, l'accès au domicile reste un sujet sensible. Les solutions de contrôle d'accès doivent garantir aux résidents motorisés l'accès à leur garage, soulignant l'importance d'une maintenance rigoureuse et d'une technologie fiable.
Marseille attire une manne touristique croissante. La piétonnisation sécurisée du Vieux-Port offre aux visiteurs une expérience de flânerie continue, reliant les points d'intérêt culturel sans le stress de la circulation automobile.
La sécurité est un critère de choix pour les destinations touristiques. La présence visible mais esthétique de bornes certifiées rassure les visiteurs internationaux habitués aux standards de sécurité élevés, sans transformer la ville en forteresse.
Le déploiement de bornes certifiées (SUMO-R, DEFENDOR) garantit une sécurité maximale par la protection anti-bélier des piétons sur le Vieux-Port et la Canebière et les quartiers protégés. La suite logicielle VIASOFT et les totems CITILIUM permettent une régulation précise et flexible des accès, conciliant vie économique et tranquillité résidentielle.
Cette stratégie globale contribue à une ville plus verte et plus attractive, redonnant la priorité aux mobilités douces et à la qualité des espaces publics dans un cadre de vie amélioré.
En apprendre plus sur nos réalisations dans le domaine de la sécurisation :
La Canebière en aire piétonne - source Wikimedia