
La mobilité douce, également appelée écomobilité ou encore mobilité durable est un mode de développement durable, partie de la transition écologique qui vise à la décarbonation des transports pour créer des modes de déplacement plus durables.
La mobilité douce, ou écomobilité, est un concept aux multiples aspects qui englobe plusieurs enjeux de nature environnementale, économique et sociale. Il s’agit donc de la mise en œuvre d’une politique qui développe et promeut des solutions de mobilité durable pour construire un avenir plus écologique pour tous.
La mobilité durable engage donc la totalité des acteurs du pays :
Le but de l’ensemble des acteurs de la mobilité durable (ou mobilité douce en ville) est de concevoir et d’utiliser des équipements et des moyens de transport adaptés au mieux à l’objectif de décarbonation des transports et donc à la réduction des GES (gaz à effet de serre).
On peut ajouter à cette définition que le développement de la mobilité durable se fait le plus souvent dans la recherche d’un partage de l’espace public et de la voirie avec un esprit de convivialité, d’accessibilité et de qualité de vie.
La mobilité douce vise à concilier la nécessité de déplacement des personnes et du fret avec la réduction de l’impact environnemental des modes de transport. Il s’agit d’une notion globale, s’inscrivant dans les questions de développement durable.
Les objectifs de la mobilité durable sont larges :
Pour atteindre ces objectifs, la mobilité durable s’appuie sur plusieurs leviers :
Les collectivités locales qui développent l’écomobilité à travers leur tissu urbain le font généralement à travers 5 principes conducteurs :
En matière d’écomobilité, la sobriété consiste à :
Les mesures courantes mises en pratique pour favoriser la sobriété en matière de mobilité durable sont :
Dans la mobilité durable, l’efficacité consiste à trouver des solutions et des pratiques plus efficientes pour réduire l’impact environnemental des transports.
L’objectif de la décarbonation est de remplacer les carburants fossiles (essence, diesel) par des sources d’énergie alternatives qui produisent moins ou pas d’émissions de CO2. C’est donc un principe central de l’écomobilité qui passe tout à la fois par :
Le coût de la décarbonation est bien entendu le facteur déterminant de ce principe puisqu’il engage des sommes considérables à tous les niveaux et demande des efforts de tous les acteurs, de l'État au particulier.

Le principe d’inclusion dans la mobilité durable vise à garantir l’accès à la mobilité pour tous, y compris les personnes à mobilité réduite (PMR), les personnes âgées, les personnes défavorisées et les populations rurales.
C’est donc un principe qui cherche à réduire l’exclusion sociale et géographique tout en minimisant l’utilisation de la voiture individuelle par le développement de moyens de transport en commun adaptés pour tous. Les défis de l’inclusion sont importants puisqu’il s’agit de faire évoluer les mentalités tout en investissant massivement dans les infrastructures. Pour favoriser l'usage du vélo, il est crucial de garantir la protection des voies cyclables par des dispositifs physiques empêchant le stationnement sauvage des voitures.
Encourager l’innovation dans le domaine des transports pour développer des solutions plus durables et plus efficientes ne se résume pas uniquement à proposer des voitures électriques ou à développer des batteries plus efficaces.
L’innovation passe également par des services comme :
En zone urbaine, les collectivités doivent proposer des :
La promotion du vélo et de la marche passe inévitablement par l'intégration d'aménagements paysagers sécurisés le long des voies de circulation.
La Smart City et l’IA sont au cœur de l’innovation de l’écomobilité par
C’est quoi la Mobilité Durable ? Planète Energies
Adoptée en décembre 2019, la loi d’orientation des mobilités (LOM) vise à révolutionner les transports en France en les rendant plus durables, plus accessibles et plus inclusifs. Cette loi ambitieuse impacte tous les acteurs de la société, de l’État aux particuliers, en passant par les collectivités locales et les entreprises. C’est le point de départ de l’évolution vers la mobilité douce en France.
Le plan vélo :
Le plan transports en commun :
Le plan covoiturage et autopartage :
Le plan véhicules électrique :
La phase préparatoire de 2019 à 2020
La phase de déploiement de 2021 à 2022
Promouvoir les mobilités douces ne suffit pas sans un cadre réglementaire efficace, d’où la nécessité d’interroger la performance réelle des ZFE en France.
La phase d’évaluation et d’ajustement, 2024
Aujourd’hui, les équipements de l’écomobilité concernent essentiellement les villes et le tissu urbain des communautés de communes. Les stations de recharge électrique sur les autoroutes font bien sûr partie de la transition énergétique pour un transport plus durable. Les routes cyclables qui se développent en Europe pour relier des villes sont également un exemple à grande échelle de la mobilité douce.
Pour les centres urbains, le choix des équipements dépendra des besoins spécifiques de chaque ville et de ses habitants, et bien sûr, la mobilité durable ne se résume pas à la simple mise en place d’infrastructures ni à des problèmes de logistiques urbaines. Elle demande également un changement de comportement de la part des citoyens, qui doivent être encouragés à utiliser des modes de transport plus doux et surtout, à réduire leur dépendance à la voiture individuelle et donc réduire globalement notre dépendance au pétrole.

L’équipement des centres-villes en zone piétonne est maintenant présent pratiquement partout, autant dans les grandes villes pionnières en la matière que dans les villes de taille moyenne. La piétonnisation est un élément déterminant de la mobilité douce par le changement de comportement qu’elle véhicule.
L’équipement de la piétonnisation est généralement constitué de :

Ces équipements onéreux sont indispensables à une évolution positive de l’utilisation du vélo qui ne peut se faire que dans des conditions de sécurité pour tous.
Certaines villes proposent leur service de vélos en location libre-service. Pour garantir une continuité sans faille du réseau, il est indispensable de penser globalement la mobilité urbaine vélo et la sécurité aux intersections les plus exposées.

La gestion du stationnement est un problème que toutes les villes rencontrent. Le problème de stationnement engendre un trafic superflu occasionné par les automobiles en recherche de parking. Les solutions comme les bornes d’arrêt minute (BAM) à proximité des commerces ou des zones piétonnes optimisent les rotations de stationnement. Couplés à des bornes de recharge, les BAM deviennent des points attractifs de la mobilité douce.
La gestion du stationnement pour une mobilité douce se fait à l’aide de :
Pour faciliter la transition entre les différents modes de transport, il est conseillé de s'équiper du meilleur gps piéton afin d'optimiser les derniers mètres de chaque trajet en milieu urbain. L'intermodalité efficace repose sur la confiance des usagers dans les infrastructures de stockage, un défi relevé grâce à l'installation d'un dispositif de contrôle d'accès pour vélos à la Gare du Nord qui garantit la sûreté des équipements.
L’équipement minimum d’une ZFE est constitué :
Au sein de la ZFE, on trouvera généralement l’ensemble des équipements liés aux Zone 30, aux pistes cyclables et aux zones piétonnes puisque l’objectif d’une ZFE est la réduction des émissions de GES, il est donc logique que l’ensemble des infrastructures piétonnes et cyclistes y soit développé.

Les Zones de Rencontres se trouvent aux carrefours des pistes cyclables, des zones piétonnes et des artères routières. La vitesse y est limitée à 20 km/h pour tous, les piétons y restent prioritaires, y compris lorsqu’il y a des trottoirs. L’équipement de sécurité d'une zone de rencontre est donc constitué de :
Afin de garantir la sécurité de tous les usagers, il est indispensable de choisir des équipements de protection durables parfaitement adaptés aux nouveaux usages de la ville de demain.
Les applications locales ou nationales permettent de guider les usagers de la ville dans une intermodalité utile à la mobilité douce. Guider un automobiliste à un parking, à une borne de recharge, un cycliste à une station de partage, ouvrir au covoiturage, toutes ces solutions qui donnent des informations en temps réel passent par les smartphones et les objets connectés. Ils peuvent concerner tous les usagers à travers l’utilisation des :
Ce sont les outils émergeant de la Smart City qui apportent un confort à l’usager et réduisent considérablement le trafic.
Le centre nodal de l’écomobilité d’une ville réside dans la supervision des flux de trafic. Des superviseurs comme la suite VIASYST’M permettent de gérer les entrées par des totems d’accès et les places de stationnement, les bornes d’arrêt minutes et les bornes de recharge. La régulation du trafic par des bornes automatiques escamotables est un équipement essentiel à la sécurité des zones réservées, comme les zones piétonnes, et à la préservation des zones de stationnement.

La sécurité est un point essentiel de la réussite de l’écomobilité. Piétons, cyclistes et les usagers fragiles comme les personnes âgées et les personnes à mobilité réduite demandent un confort et une sécurité de jour comme de nuit. La protection physique est le plus souvent assurée par des bornes de protection périmétriques.
La sécurité se concrétise également par des caméras de protection et par un éclairage public efficace partout.
La mobilité douce est un enjeu majeur de notre société et de notre avenir. Elle permet de concilier les besoins de déplacement des personnes avec la protection de l’environnement, la santé publique et la sécurité. Passer de la théorie à la pratique nécessite une volonté politique forte, une transition réussie qui a permis de faire de Chambéry une référence en matière de déplacements alternatifs.
Si la réduction de la pollution atmosphérique et des émissions de GES en est l’étendard, il ne faut pas oublier les enjeux économiques et sociaux qui vont au-delà des considérations purement écologiques.
Les enjeux de santé publique sont là pour nous rappeler que plus on se déplace à pied ou en vélo, plus on retrouve rapidement une bonne forme physique. Si tout le monde s’y met, l’air qu’on respirera bientôt sera meilleur.
En tant qu'acteur de cet écosystème, nous appliquons ces mêmes principes à travers notre démarche en faveur d'une logistique verte.
L'aménagement de zones piétonnes et de pistes cyclables sécurisées tend à augmenter l'attractivité résidentielle et la valeur des commerces de proximité, car la réduction des nuisances sonores et l'amélioration de la qualité de l'air sont des critères de plus en plus valorisés.
Dans les secteurs moins urbanisés, la mobilité durable mise sur le transport à la demande (TAD) via des navettes autonomes ou des groupements de chauffeurs bénévoles, complétant ainsi le manque de lignes de bus régulières.
Elle vise à remplacer les camions de livraison polluants par des vélos-cargos ou des véhicules électriques légers en centre-ville, réduisant ainsi l'encombrement des voiries et la pollution locale liée aux arrêts fréquents.
C'est un modèle d'urbanisme où l'essentiel des besoins quotidiens (travail, courses, santé, loisirs) est accessible en moins de 15 minutes à pied ou à vélo, limitant structurellement le besoin de longs déplacements motorisés.
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Image à la UNE : Javier Sanchez Mingorance via Canva